J’ai ressenti le besoin de raconter ce rêve qui m’est arrivée dans la nuit du 17 au 18 Mai. C’est assez terrible, et donc je préviens les gens qui sont sensibles en ce moment de passer leur chemin. Effectivement : cette nuit j’ai rêvé que je mourais…
Comme certains qui me connaissent le savent déjà, j’ai un ressenti extrêmement puissant par moment, et c’est particulièrement remarquable pour mes dons d’empathie, de télépathie… et de médiumité. Lors de certains rêves, je ne me contente pas de me voir, d’être là, je vis intégralement ce qui se passe. Et en fonction de ce qui se passe, ça peut-être génial et agréable… tout comme incroyablement impressionnant, terrifiant, et douloureux. Je vous laisse “déguster” la suite… hem. Façon de parler.
Je ne pense pas que la nuit ait commencé avec ce rêve, mais c’est le seul dont je me souvienne. J’étais très agitée avant d’aller dormir bien que je sois fatiguée, et je me suis dit que je n’arriverais peut-être pas à trouver le sommeil avant deux heures. Mais quand on bosse le lendemain… même éveillée, on se force à rester dans son lit. J’ai eu l’impression pourtant que c’était à peine le début de la nuit. Bref, entrons dans le vif du sujet.
J’étais à une fête entre amis un peu particulière. Il s’agit d’un “visu”, une première rencontre avec des gens du net. J’ai très envie de rencontrer certaines personnes et il m’arrive régulièrement de rêver d’eux et de les imaginer à partir de ce que je “sens”. Ca se passe toujours bien, c’est agréable, et c’est drôle mais une constante revient toujours : je dois partir tôt dans la soirée (23h) pour attraper un train afin de rentrer à la maison. Je dis donc en revoir à tout le monde, malgré mes regrets et les leurs… mais quelqu’un (que j’apprécie particulièrement) me propose de rester ici, et qu’il m’hébergera pour la nuit.
Bien entendu, je suis trop surprise et trop gênée, et je refuse poliment, etc, je dois me dépêcher pour attraper mon train… Il insiste mais je file, avec un merci tout de même. Je me vois partiellement courir dans le métro, mais je ne me rappelle vraiment que l’arrivée sur le quai. Le panneau d’affichage tourne et change les horaires, j’entends une sonnerie et j’accélère toujours plus pour attraper le train qui part. Je frappe à la porte (en partie vitrée) je cherche à l’ouvrir en tirant sur la poignée… les gens me regardent hébétés mais ne font rien ; je comprends que c’est fichu et je laisse tomber, tout en regardant le train partir.
C’est à ce moment là que je m’aperçois que je me sens très mal. Je suis asthmatique, et donc courir comme ça est très éprouvant. Je m’aperçois donc que je n’ai plus de souffle, vraiment plus, et que j’en tremble. Par réflexe, je porte une main à ma poitrine car mes poumons me brûlent. Je suffoque. Je titube, je recule pour m’adosser à quelque chose… et là mon ami arrive. Il m’a suivi jusqu’ici au cas où je raterais mon train, pour me ramener chez lui. Il me regarde visiblement très inquiet. Je tousse fort et ai des spasmes, mais j’essaie entre deux de lui expliquer que je suis asthmatique.
Il me tient comme si j’allais m’écrouler, je m’adosse à un poteau en ciment puis je glisse au sol… et c’est là que ça me prend. Je ressens une douleur fulgurante dans la poitrine, comme une crampe. Les spasmes reprennent des plus belle car mon souffle est totalement coupé. Là, il panique, mais il a raison. Je ne dis rien car je n’arrive pas moi-même à me rassurer. Je préfère attendre quelques minutes, au cas où, mais après 5 minutes comme ça, je me dis qu’il faut faire quelque chose. Ce ne sont pas de simples douleurs intercostales. Ni une ni deux, il me soulève et me soutient pour prendre le métro jusqu’à sa voiture et il m’emmène tout droit à l’hôpital.
Jusque là, vous pouvez vous dire que ça n’est rien. Mais si ces moments sont relativement courts, et s’il y a des ellipses, je ressens tout ce qui se passe. De la terreur de mon ami, aux spasmes de mon corps, ma respiration coupée, mes poumons en feu… et cette pointe qui me transperce le coeur. Et c’est horrible. Je le sens en moi, juste entre mes poumons : c’est comme une crampe au coeur qui ne s’arrête pas.
Je ne rappelle ni du trajet jusqu’à la voiture, ni du chemin jusqu’à l’hôpital, mais je me vois sur un brancard avec des tuyaux partout, serrant la main de mon ami. J’ai peur. Je ne me rappelle pas du diagnostique de médecin, mais j’ai souvenir de quelque chose de cardiaque. Tout d’un coup, je suis dans une salle blanche, une chambre d’hôpital. Comme il est tard, il n’y a presque personne. A ma gauche il y a un médecin, à ma droite une infirmière. Ils se regardent avec un air grave et entendu et je déteste ça. J’ai très peur. Je leur demande ce qu’il se passe, ce que j’ai, ce qui ne va pas… et ils ne répondent toujours pas. Je crois que je hurle, que je leur cris au visage que je n’ai que faire de leurs états d’âme et que je suis lucide et responsable. Que quoi que ce soit, je suis prête à affronter la réalité.
Si je ne sais plus ce que j’ai eu, je sais ce qu’il va se passer en revanche, et de toute façon je vois dans leurs yeux ce qui approche. Le médecin reprend la parole et prend toutes les précautions possibles… je l’interromps sèchement et lui demande d’en venir au fait, que je suis prête. La sentence tombe comme un couperet : je n’ai plus que trois heures à vivre. “Oh mon dieu…” Comment est-ce possible ? D’abord je ferme les yeux pour penser puis je questionne inlassablement : pourquoi ? Pourquoi trois heures ? en sont-ils sûr ? ai-je une chance de survivre ? N’ayant plus rien à me répondre, ils s’en vont et je les laisse aller. Quoi, plus que trois heures à vivre ? J’ai toujours eu une santé un peu fragile, mais trois fois rien. Rien n’a provoqué cet “incident” et rien ne prouve que ça arrivera à nouveau. Alors quoi ? Comment est-ce possible ?
Je suis frappée par cette injustice et je ne comprends d’abord pas. Je me sens bien mis à part cette aiguille dans ma poitrine, alors comment m’imaginer mourir dans trois heures ? Mon ami fait irruption dans la pièce, il voit sur mon visage le choc et l’incompréhension et s’inquiète. Je lui dis franchement sans être brutale, il est dévasté. Je lui annonce que je vais poser d’autres questions au médecin et qu’il ferait mieux de s’en aller. Il refuse d’abord puis s’en va dans le couloir pour attendre. Je reste seule et tente de réfléchir. Il serait impossible de retracer tout ce qui se passe dans ma tête à ce moment là. Toutes les interrogations… Plus tard, je me vois poser des questions à l’aide soignante, et au médecin. Je suis complètement atterrée de voir qu’ils ne croient pas à mon bon vouloir, qu’ils sont persuadés que je vais mourir dans trois heures.
J’ai un vide après ça ; je suis juste consciente qu mon esprit a travaillé intensément. Ce dont je me souviens ensuite c’est l’aggravation de mon état et la panique qui en découle. Je ressens que la douleur s’intensifie et me paralyse et je panique complètement. Mon ami entre en courant et me sert les mains, je pleure et je lui dis qu’ils ont raison, que je veux qu’il fuit très loin, qu’il rentre chez lui et attende le coup de téléphone. Il refuse, je lui dis que je ne veux pas qu’il voie ça et il part, mais je crois qu’il est resté dans le couloir.
Plus tard, tous les amis en question arrivent car celui qui est avec moi les a prévenus, mais mon état c’est encore aggravé. Je m’agite comme une folle sur mon lit, je pleure à nouveau en les voyant tous. En réalité, je commence à avoir froid et à sentir que je ne maîtrise plus rien, alors qu’au début j’avais simplement mal. Du coup je suis terrifiée, je ne comprends et me sens impuissante. Ca me touche que mes amis s’inquiètent, mais le fait qu’ils soient là me trouble en fait. Ca me gêne et me terrifie encore. Je n’ai pas envie d’être vue dans un tel état, et je n’ai pas envie de leur causer de la peine. Ils s’interrogent, me questionnent, je leur réponds vaguement entre deux crises de larmes, et une fois de plus, je les prie de partir. Je les supplie même. Si je suis condamnée, je veux qu’ils s’en aillent loin maintenant, qu’ils soient bien chez eux, tranquilles, au moment où je mourrais.
Ils me quittent tous et je me retrouve seule. Je suis à la fois soulagée et effrayée, vu que dès qu’ils ont quitté la pièce, je me repenche sur mon cas et ma peur me saisit à nouveau. Je vois tout ce que j’aurais voulu faire, tout ce qu’il faut que je fasse en si peu temps. Tout ce que j’ai raté… C’est trop tôt, je suis trop jeune, et pourtant… J’appelle une infirmière à qui je demande du papier, beaucoup de papier, et un crayon de papier. Une fois tout ça en main, je commence ; Je rédige quelques mots pour ma famille, pour des personnes en particulier, et d’autres pour tout le monde, car je n’ai plus le temps. Je donne l’adresse de tous les forums et sites où je suis inscrite, avec les pseudos et codes correspondants, pour qu’on prévienne, les mots de passe de toutes mes adresses email, …
Et là me vient à l’esprit mes projets “secrets”. Mes livres. J’ai laissé en plan mes trois ou quatre projets de livres en me disant que j’avais le temps et voilà où j’en suis… Les larmes reprennent de plus belle, ça me fend le coeur. Vainement, je reprends des pages blanches et je commence à les noircir de caractères, mais je sais que c’est inutile ; je n’aurais jamais le temps. Je tente alors de me dire que je dramatise, que c’est inutile, qu’après tout, je n’ai pas de raison valable pour mourir cette nuit. Mais alors que je me concentre sur mon état, je me sens vidée. Comme si mon esprit habitait un corps sur lequel il n’avait aucun effet. Je n’ai plus aucune force, ma volonté est impuissante, et j’ai froid. Je pense alors aux gens qui ont eu le courage de se suicider en s’ouvrant les veines… On voit la mort arriver. Et je la vois.
J’ai les yeux exorbités fixés droit devant moi, et je la vois. Je pleure, je cris, mais ça ne sert à rien. Je n’y peux plus rien maintenant. C’est horrible… je suffoque, la peur a redéclenché les spasmes, j’ai mal à la tête à force de pleurer… et mon ami est revenu dans la chambre parce qu’il pense pouvoir me soutenir. Je lui dis que c’est fini, que c’est l’affaire de quelques minutes maintenant, que je la vois, que je la sens, que je ne peux plus lutter, que je suis très fatiguée… Il me sert les mains et pleure avec moi je crois. Mais ce contact ne fait que renforcer le froid qui s’empare de moi. C’est ce froid et ce vide qui sont les plus présents maintenant, comme s’ils allaient m’avaler, tandis que la douleur est linéaire. J’hésite encore à me battre ou à tout laisser tomber. Je suis faible, je suis fatiguée… mais peut-être y a-t-il encore une chance ? et s’ils s’étaient trompés ?
Parmi les derniers souvenirs que j’ai : je lui demande de me quitter car il n’a pas à affronter ça avec moi, car c’est trop terrible. Je voudrais qu’il garde un bon souvenir de moi. Aussi, je veux téléphoner chez moi. Ce que je fais, et bizarrement, personne ne répond, alors le répondeur se déclenche. Je laisse donc un long message, en essayant de ne pas être paniquée, de parler clairement, d’expliquer que j’ai laissé des messages ici pour eux, que je les aime, que je regrette beaucoup de choses, … Et ma voix résonne dans ce si grand silence. Je raccroche et reste immobile. Que faire maintenant. Dois-je encore lutter ? Je me sens partir tout doucement, des larmes plein le visage, sans aucune force, et avec ce grand froid surtout. Ce grand froid qui envahit tout.
En ce qui concerne la fin, je ne peux pas vous dire. Je ne sais pas si je suis morte, car je ne m’en rappelle pas. Mais c’est tout comme de toute façon ; j’ai approché la mort de si près… Un rêve terrible de réalisme une fois de plus. Ressentir cette douleur, ce froid, et ce désemparement…
Si tu veux, j’aimerais bien en discuter avec toi sur msn quand tu auras plus de temps libre
C’est un magnifique rêve au niveau de la symbolique, mais c’est aussi quelque chose de très intéressant au niveau de l’expérience ésotérique. Pas mal de choses à dire là-dessus
Et bien, ça risque d’être difficile à cause de mes révisions, mais je n’en ai plus pour très longtemps.
Ce serait avec plaisir en tout cas.
j’aimerais qu’on discute , je viens de perdre un ami d’un accident de moto ..
je te laisse mon msn , bisou